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Par Stéphanie Grosieux, naturopathe BiloBia Montpellier

Une hygiène de vie alimentaire autour d’une bonne santé intestinale.
Découvrez les conseils et les grands principes.

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La diète hypotoxique est basée sur les travaux du Dr Seignalet, et a été repris et enrichi dernièrement par Jacqueline Lagacé, notamment dans son ouvrage « Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation ».

Ce régime Seignalet n’est pas un « régime » à proprement parlé qui aurait pour objectif la perte de poids, mais bien une hygiène de vie alimentaire permettant de garder ou retrouver la santé, notamment en préservant la santé intestinale.

En effet, une bonne hygiène intestinale (une flore équilibrée et une paroi intestinale imperméable), est la clé d’une santé globale optimale. À contrario, celle-ci pourrait participer à de nombreux maux en étant à leur origine, notamment l’inflammation chronique, dont découle ensuite un grand nombre de pathologies, telles que les pathologies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, thyroïdite d’Hashimoto…), ou bien les pathologies dites « d’encrassage » (Alzheimer, arthrose, cancer…), ou encore « d’élimination » (acné, maladie de Crohn, psoriasis…).

Le régime Seignalet ou l’alimentation hypotoxique

Quels sont les grands principes de la diète hypotoxique, du régime Seignalet ?

  • Élimination du gluten

Le gluten (ou plus précisément le peptide alpha gliadine, que les enzymes digestives humaines sont incapables de digérer parfaitement) causerait la porosité intestinale, c’est-à-dire une hyper perméabilité de la muqueuse, et par conséquent une inflammation chronique.

Les aliments à éviter sont : tous ceux contenant du blé, du seigle, du kamut, de l’orge, de l’avoine, de l’épeautre, ainsi que la bière qui contient des protéines issues de l’orge. Attention également au maïs dont les protéines pourraient provoquer des allergies, mais aussi car il est maintenant fréquemment cultivé en tant qu’OGM.

Les céréales pouvant être consommées sont : le riz brun et blanc, le sarrasin, le sésame, le quinoa, le tapioca.

  • Élimination des produits laitiers

Les caséines du lait animal (particulièrement le lait de vache) ont une parenté génétique avec l’alpha gliadine du gluten, et sont donc également incomplètement digérées par nos enzymes.

Les aliments à éviter sont donc : tous les laits provenant de sources animales et leurs dérivés (beurre, crème, fromages, yaourt, crèmes glacées…).

La seule exception pouvant être consommée est le beurre clarifié ou ghee, car il ne contient plus de protéines de lait.

  • Cuisson douce à moins de 100°C

La cuisson à la vapeur douce permet de préserver le plus possible les vitamines, minéraux, antioxydants et autres nutriments. Il est recommandé de consommer au moins 20% de légumes crus.

De plus, la cuisson à haute température des céréales contenant du gluten et de certains aliments tels que les frites, certains cafés torréfiés, les amandes grillées, ou encore les collations à base de maïs, provoque la production d’une glycotoxine appelée acrylamide (toxique pour le cerveau et les autres tissus se renouvelant lentement).

  • Consommation de légumes et de fruits frais, de saison, biologiques

Ceci, afin de préserver l’équilibre de la flore intestinale, d’avoir un apport suffisant en enzymes digestives, en vitamines, minéraux, oligo-éléments et anti-oxydants.

  • Consommer suffisamment d’omégas 3 ou gras polyinsaturés

Ceux-ci doivent être apportés par l’alimentation car notre corps ne sait pas les fabriquer. Ils permettent notamment de réguler la sérotonine (hormone du bien-être), et de soulager les maladies inflammatoires chroniques.

Ils sont présents dans les poissons gras (sardine, maquereau, anchois, saumon…), les huiles de poisson, les oléagineux et graines (amandes, arachides, noix de macadamia, graines de lin, de sésame…), et les huiles végétales (colza, lin, noix, carthame, sésame…) à consommer crues et biologiques, de première pression à froid et vierges.

  • Diminuer la consommation de viande rouge

Il est préférable de consommer des poissons et de la viande blanche. La viande rouge est riche en acides gras saturés, et sa cuisson provoque la production de glycotoxines (provoquant à terme les phénomènes inflammatoires).

  • Supprimer l’alimentation industrielle, les additifs, colorants, conservateurs, pesticides… et préférer les aliments biologiques et naturels
  • Consommer du sel et du sucre complets plutôt que raffinés

Les sels et sucres blancs, donc raffinés, ont perdu tous leurs nutriments et sont acidifiants.

Préférez par exemple le sel rose de l’Himalaya (riche en minéraux), ou le gros sel gris de mer brut.

Concernant le sucre, consommez en avec modération, et préférez le miel, le sirop d’érable, le rapadura, ou encore le sucre de coco.

  • Supplémentation en vitamine D

Enfin, outre la consommation d’aliments riches en vitamine D (poissons gras, œufs, shiitakés, pleurotes) et l’exposition au soleil, il serait utile de se supplémenter en vitamine D.

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Stéphanie, naturopathe BiloBia Montpellier, est l’auteur de cet article

Stéphanie Grosieux, naturopathe BiloBia à Montpellier